Le terme "mosaïque", utilisé dans toutes les langues européennes, vient du latin musiuum opus.
L'art de la mosaïque est divisé en deux parties :
la mosaïque de pavement
et la mosaïque murale.
LA MOSAÏQUE DE PAVEMENT
Elle peut être divisée en trois grandes périodes :
du VIIIe au IIIe siècle avant JC : la mosaïque de galets est née en Asie Mineure à Gordion, il s'agit de dessins géométriques avec des galets de couleur blanche et noire, puis rouge. Cette technique s'est ensuite répandue en Grèce et en Sicile à partir du VIème siècle av JC, avec des motifs géométriques ou figuratifs, généralement à deux tons, dessin clair sur fond sombre. Ces mosaïques ressemblent par le style aux peintures des vases à figures rouges.
du IIIe au Ier siècle av JC : la mosaïque de tesselles révolutionne l'art de la mosaïque, on peut ainsi réaliser un travail plus soigné et utiliser une gamme de couleurs beaucoup plus grande comme en peinture. En effet, les tesselles taillées avec soin et jointes étroitement les unes
aux autres permettent de réduire au minimum les interstices et les pâtes de verre opaques ou translucides donnent des nuances de couleur infinies. Les Romains aiment les mosaïques et deviennent des experts de cet art, ils donnent des dénominations différentes aux mosaïques selon leur agencement.
du Ier siècle av JC jusqu'au VIIème siècle ap JC : c'est la période de la pleine expansion de cet art qui se caractérise alors par une quasi-industrialisation (organisation rationnelle des équipes et des méthodes de travail), la mosaïque s'implante alors dans toutes les provinces de l'Empire romain (exemple : la villa romaine du Casale en Sicile). Des écoles locales (Afrique du Nord, Gaule, Germanie, Angleterre...) modifient les modèles reçus de Rome, les enrichissent de couleurs et d'ornements nouveaux.
LA MOSAÏQUE MURALE
L'histoire de la mosaïque murale est différente de la mosaïque de pavement, elle est née beaucoup plus tard, au Ier siècle avant JC, sans doute à Rome. De là, elle se répand dans l'Empire au IIème et au IIIème siècle. Elle est d'abord utilisée sur des surfaces réduites comme les fontaines (nymphées) car elle résiste mieux à l'eau
que les peintures, puis elle couvre des voûtes d'une certaine importance, on les trouve dans les belles demeures des cités, les grandes villas rurales, et les thermes. Cependant, ce n'est que dans des monuments du IVe siècle que des mosaïques de revêtement d'une étendue plus considérable sont conservées (église Sainte Constance à Rome). Avec l'avènement officiel du christianisme au IVème siècle, contrairement à la mosaïque de pavement restée surtout décorative, elle se met au service de la foi chrétienne aussi bien en orient qu'en occident.
Les mosaïques de Ravenne marquent un tournant dans l'histoire de la mosaïque. La mise au point par les verriers vénitiens de pâte de verre coloré a complètement transformé la technique de la mosaïque. L'allègement du matériau (les smalts) permet des réalisations sur le plan vertical ou sur la voûte et les possibilités chromatiques du verre mettent à disposition tous les coloris. Désormais la mosaïque est un art indépendant (ce n'est plus seulement l'imitation de la peinture) toutes les possibilités sont explorées : inclinaison des tesselles afin d'y faire jouer la lumière, intégration de matériaux précieux comme l'or, adaptation à l'architecture intérieure des lieux de culte, dont elle devient l'élément primordial de décoration.
Après la crise iconoclaste, à partir du IXe siècle, la mosaïque redevient la marque de l'empire et de la religion byzantine, elle s'intègre totalement à l'édifice du culte byzantin par excellence : l'église à coupole sur plan cruciforme, avec au centre de la coupole, le Christ pantocrator (Kiev, Saint-Marc à Venise au XIe siècle, Sainte-Sophie VIe-Xe siècle et Saint-Sauveur in Chora à Istanbul, XIVe siècle). Par ailleurs, la mosaïque a été largement pratiquée dans les contrées conquises par l'islam, comme en témoignent la coupole du Rocher à Jérusalem (691) et la Grande Mosquée de Cordoue (971), où ont travaillé des artistes byzantins. Le Moyen Âge marque aussi, en Occident catholique, une certaine renaissance de la mosaïque, influence de Ravenne dans l'Empire carolingien (Aix-la Chapelle, Germigny-des-Prés), travail des ateliers des Cosmati, des Vassalletto à Rome aux XIIe et XIIIe. Par la suite, la mosaïque sera peu à peu abandonnée au profit d'autres arts de décoration.
L'aube du XXe siècle connaît un regain d'intérêt pour la mosaïque, avec Gustav Klimt (palais Stoclet, Bruxelles), Antonio Gaudí, (Parc Güell, Barcelone). Par la suite, de nombreux artistes ont renoué avec cet art (Marc Chagall, Zack, Bissière, Fernand Léger, Joan Miró).
L'art de la Mosaïque consiste à assembler différents éléments de façon à obtenir un motif.
Ces éléments appelés "tesselles" sont généralement des morceaux de verre coloré, des cabochons décoratifs, de la mosaïque en terre, de la pâte de verre artisanale, des coquillages, galets, verre dépoli, ardoise, pâte de verre en carreaux colorés, de la pâte de verre irisée, de la mosaïque romaine, miroir, assiettes cassées, carreaux de faïence...
Mais avant de concevoir un objet et pour le mettre en valeur, il faut avant tout rechercher le contraste des couleurs pour choisir les tesselles. Vous pouvez jouer sur les couleurs en utilisant des tons très différents mais le choix des couleurs d'une mosaïque se fait en deux temps : la couleur des tesselles et celle du joint.
Le joint
La couleur du joint est essentielle car elle peut modifier totalement le résultat final de la mosaïque. Un joint dont la couleur est proche de celle des tesselles, met en valeur le motif. Il existe du joint pour l'intérieur et du
joint pour l'extérieur. Le joint se présente sous forme de poudre fine à mélanger avec de l'eau. Les pigments en poudre permettent de varier les couleurs des joints. A noter, le joint éclaircit en séchant. Le joint coloré est utilisé davantage pour les objets décoratifs, le joint gris est le plus utilisé car il est neutre, le joint blanc souligne plus nettement la luminosité des teintes, le joint noir est utilisé quant à lui sur des compositions sombres.
Les outils
Des outils de base sont nécessaires suivant le choix des tesselles à découper : la carrelette,la pince à mosaïque, le découpe verre, du papier calque, kraft, crayon
blanc, feutre, ciseaux, règle, papier anti-adhésif, filet, éponge, chiffon, papier de verre, vinaigre blanc ou acide clorhydrique, pigments, colle blanche, colle à papier peint, colle à carrelage, colle silicone, marteau, spatule ou esthèque, gants.
Les différentes techniques de coupe
coupe du miroir Pour le tracé, indiquez la ligne de coupe avec un feutre. Posez le découpe-verre sur le tracé feutre et en appuyant bien fort, repassez sur le trait. Introduisez ensuite le morceau de miroir dans la carrelette et la placer dans l'axe de coupe. Fermez la pince fermement, le miroir se fend.
coupe de la pâte de verre, de la mosaïque romaine et des assiettes. Pour la pâte de verre, les assiettes et la mosaïque romaine, utilisez la pince à mosaïque en exerçant une légère pression pour couper. Attention les tesselles en pâte de verre s'effritent , n'appuyez pas trop fort sur la pince. La mosaïque romaine se découpe plus facilement. Pour les assiettes, n'utilisez que les bords à dessins, les parties concaves sont diffiles à utiliser.
coupe du carrelage ou faïence Tracez au feutre une ligne à découper avec la carrelette. Ensuite introduisez le morceau coupé dans la pince de la carrelette puis coupez sec le carreau. Si la coupe n'est pas parfaite, rognez le morceau avec la pince à mosaïque
coupe des ardoises Sur un chiffon cassez grossièrement et doucement la plaque d'ardoise avec un marteau. Sur les morceaux obtenus tracez au crayon blanc les lignes à découper. Rognez avec la pince à mosaïque pour obtenir la forme désirée.
La pose de la mosaïque
Toutes les mosaïque se posent avec des colles spéciales. Toute pose doit sécher 12heures avant l'étape suivante. Le choix de la colle et de la pose est fonction de l'objet et du motif souhaité.
La colle blanche spéciale mosaïque est employée pour les objets plats, les petits morceaux et dont le rendu de la surface doit être lisse. La colle à carrelage prête à l'emploi est utilisée pour les objets arrondis et les grandes surfaces, les morceaux irréguliers, les galets, les coquillages. La colle s'étale avec une spatule. La colle silicone est employée pour des morceaux de verre ou de miroir.
Les méthodes de pose
méthode directe : le motif est appliqué directement sur le support avec une colle blanche ou à carrelage.
méthode directe avec filet : le motif est appliqué sur un support intermédiaire avant d'être mis en place. Méthode utilisée pour les grandes surfaces à réaliser car elles ne peuvent être finies en une seule fois. Les carreaux sont collés à l'endroit avec de la colle blanche sur le filet ce qui permet de visualiser le motif et de le corriger si besoin est.
méthode indirecte : le motif est posé à l'envers sur un papier avant d'être mis sur le support définitif. Sur du papier Kraft, collez avec de la colle à papier peint, les morceaux de pâte de verre à l'envers et laissez séchez 12 heures. Pour la pose sur le support, coupez le papier Kraft tout le long du dessin puis collez celui ci, face dessin, avec de la colle à carrelage. Laissez sécher à nouveau 12 heures. Enfin, pour décoller le papier, prenez une éponge imbibée d'eau.

Pour l'anniversaire de ma mounette... 59 ans!.. T'inquiète pas maman, tu es encore toute jeunette!..
Cette lampe en mosaïque aux couleurs d'or, de rouge & de noir.
Qu'en pensez-vous?...


Interface graphique par Cécile
(c) 2006 // Tous droits réservés